16/12/2013

Un Calme apparent

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J'aime beaucoup cette photo avec la présence de cette fille qui étonne ou qui effraie par son apparence torturée, aliénée. C’est la démence et la peur de cette différence qui me touchent le plus, sans doute parce que j’étudie la psychologie. A mes yeux, cette photo est une excellente représentation de l'aliénation ! La froideur, la terreur dégagée par le décor, par les expressions du visage reflètent le quotidien des personnes au psychisme différent, le calvaire quotidien qu'elles vivent et la frayeur qu'elles inspirent. La beauté de cette photo se trouve dans l'émotion qu'elle provoque...

Emy Neirynck

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05/11/2013

Barbie-turique (3)

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Irving S.T. Garp ne cache pas avoir fait référence à John Irving et son « Monde selon Garp » pour trouver son nom « public ».
Ce cliché m’a tout de suite rappelé le titre d’une autre œuvre de ce prolifique romancier d’outre Atlantique qui est « L’œuvre de Dieu, la part du Diable ».
Le parallèle s’arrête là, car le livre est plutôt drôle et léger.
Une charmante petite fille blonde, du moins, on l’imagine, si elle enfile une robe rose à pois blancs et petits volants. Barbie, Belle au Bois Dormant, dans les bras, elle est assise à la balançoire toute neuve, que son papa a fixé près du saule à gauche de la terrasse.
Mais l’œuvre de Dieu s’arrête à sa physionomie. Le Diable a pris le contrôle de l’esprit. Ca remugle dans sa tête, ça nauséabonde, ça miasme.
Devant l’inquiétude des parents qui courent les spécialistes des enfants, du cerveau et parfois des deux à la fois, les réponses se télescopent. Entre la culpabilisation, la fécondation, les anciennes générations, l’alimentation… c’est « l’épopée des buveurs d’eau », on surfe sur les vagues des différents courants, écoles, modes. Résultat : la mère est démontée, le père est remonté. Néanmoins, l’étendard du « Il faut que jeunesse se passe » est levé, on leur conseille de la laisser faire. C’est « l’enfant de la balle » qu’on se relance d’une « quatrième main ».
Ils ne savent pas le drame qui est en train de se jouer dans la chambre, au-dessus de leur tête. Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer de les prévenir. Après un Requiem de Fauré, les 7 dernières paroles du Christ en Croix de César Franck, la radio lance Purcell qui enterre la Reine Mary.
Tout est prêt, ça fait des semaines qu’on y pense. La vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Ken ne s’intéresse qu’au sport, Cindy ne s’intéresse qu’à la hauteur des talons de ses chaussures. Les garçons font les paons et les filles gloussent. C’est quoi cette basse-cour ? La ferme ! « Liberté pour les ours » ! Je veux qu’on me foute la paix. Je ne veux pas aller skier, je ne veux pas porter ce magnifique petit dessus cintré turquoise qui irait si bien avec mes yeux. Je ne veux pas aller danser sur la plage, je ne veux pas faire un tour en voiture décapotable… On voudrait me faire jouer « à moi tout seul, bien des personnages ». Et pour quoi, pour finir dans un « Mariage Poids moyen », « Veuve de Papier » ou prostituée dans un « Hôtel New Hampshire » ? Personne ne pense donc à la planète, à notre terre qui s’étiole, s’effrite, se désagrège sous notre stupidité. Non, je ne veux plus voir ça. Heureusement, elle l’a compris. C’était ma « dernière nuit à Twisted River ».
Ce soir, on joue à l’euthanasie.
Après, qui sait, elle jouera peut-être au suicide ?
De toute façon, « je te retrouverai » mais de quel côté ? Dieu ou Diable ?

Marie taquin


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