25
nov

X-Woman

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X se voile et se dévoile.
Inconnue, ou plus tout à fait.
Comme la charpente, sous le rai-x.
Qui es-tu donc, chair X ?
La femme... chromosom-X ?
L'inconnue... anonym-X ?
Le rayon dévoilant...skelet-X ?
Le corps nu... erot-X ?

Fred.L.


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19
nov

Le Dératiseur de l'Opéra

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C’était un samedi de janvier, le temps se RAfraîchissait sérieusement.
Comme tous les jours je sortais RAgaillardi, laissant ma progéniture regarder une fois de plus cette RAvissante histoire de RAtatouille.
Sous les regards critiques et les RAgots permanents de la RAcaille du quartier, je RAssemblais le matériel nécessaire à l’opération du jour.
Tel un RApace, je rôdais dans cette banlieue chic à la recherche désespérée de mes proies.
Soudain, je vis cet immeuble sinistre et peu Ragoutant. De toute évidence, c’était là, je le sentais.
En me RApprochant, j’entendis leurs Râles si particuliers, j’étais RAssuré.
Je les aperçus enfin, s’adonnant à leurs jeux favoris, sautant, tournant sur elles-mêmes, s’étirant et se mettant même sur la pointe de leurs pattes. Quel ravissement !
Il était temps de passer à l’action, l’équipe était déjà en place. Aux commandes, Irving S.T. Garp pour qui ce n’était pas une première, il maîtrisait le sujet c’était certain.
Sans me laisser RAttraper par les émotions, je devais RApidement me mettre en place. Il ne fallait pas RAter le moment propice, ce devait être RAdical.
Elles étaient là dans un coin, face à leur destin.
Leurs regards apeurés me RAmenèrent pour la première fois à la réalité, mais il était déjà trop tard, mon acte était à tout jamais figé par l’artiste.
Des remords, sans doute…
C’est peut-être ce qu’on appelle les risques du métier…

Vincent Facon


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11
nov

OXO

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Un soupçon d’audace


Un grain de folie


Un atome de patience


Un brin d’humour


Un peu téméraire


Un tantinet effronté


Un éclat de rire


Une pincée d’imprudence


Une goutte de sagesse


Un zeste d’inconscience


Une portion d’ambition


Une trace d’impertinence


Une once de respect


Une pointe d’aventure


Une dose de risque


Un doigt de talent


Une fraction d’admiration


Une miette de sérieux


Un fragment de découverte


Un morceau de fierté


Un gramme de maturité


Une cuillerée de complicité


Un bout d’expérience


C’est avec ces quelques ingrédients que trois jeunes garçons, vêtus de jeans troués et blouson de cuir, ont quitté leur terrain de jeu favori pour rejoindre sans hésitation, dans la cour des grands, le monde décalé d’Irving S. T. Garp.
C’est ainsi que de ce doux mélange de condiments en tout genre et admirablement assaisonné à la sauce du maître de cérémonie, que cette préparation donna le résultat escompté et qu’«OXO» pu voir le jour.
Photo primée en 2011 au concours international organisé par le magazine PHOTO, nos trois jeunes gens ne sont pas peu fiers d’avoir eu l’opportunité de rejoindre cet univers qu’est celui d’Irving S. T. Garp et d’avoir pu vivre cette expérience.
Une recette qui, pour mon fiston Florian, le petit blondinet au centre de la photo, était tout à fait à son goût. Il n’hésitera pas à mettre à nouveau la main à la pâte.

Corinne Lecuivre (maman de Florian)

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5
nov

Barbie-turique (3)

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Irving S.T. Garp ne cache pas avoir fait référence à John Irving et son « Monde selon Garp » pour trouver son nom « public ».
Ce cliché m’a tout de suite rappelé le titre d’une autre œuvre de ce prolifique romancier d’outre Atlantique qui est « L’œuvre de Dieu, la part du Diable ».
Le parallèle s’arrête là, car le livre est plutôt drôle et léger.
Une charmante petite fille blonde, du moins, on l’imagine, si elle enfile une robe rose à pois blancs et petits volants. Barbie, Belle au Bois Dormant, dans les bras, elle est assise à la balançoire toute neuve, que son papa a fixé près du saule à gauche de la terrasse.
Mais l’œuvre de Dieu s’arrête à sa physionomie. Le Diable a pris le contrôle de l’esprit. Ca remugle dans sa tête, ça nauséabonde, ça miasme.
Devant l’inquiétude des parents qui courent les spécialistes des enfants, du cerveau et parfois des deux à la fois, les réponses se télescopent. Entre la culpabilisation, la fécondation, les anciennes générations, l’alimentation… c’est « l’épopée des buveurs d’eau », on surfe sur les vagues des différents courants, écoles, modes. Résultat : la mère est démontée, le père est remonté. Néanmoins, l’étendard du « Il faut que jeunesse se passe » est levé, on leur conseille de la laisser faire. C’est « l’enfant de la balle » qu’on se relance d’une « quatrième main ».
Ils ne savent pas le drame qui est en train de se jouer dans la chambre, au-dessus de leur tête. Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer de les prévenir. Après un Requiem de Fauré, les 7 dernières paroles du Christ en Croix de César Franck, la radio lance Purcell qui enterre la Reine Mary.
Tout est prêt, ça fait des semaines qu’on y pense. La vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Ken ne s’intéresse qu’au sport, Cindy ne s’intéresse qu’à la hauteur des talons de ses chaussures. Les garçons font les paons et les filles gloussent. C’est quoi cette basse-cour ? La ferme ! « Liberté pour les ours » ! Je veux qu’on me foute la paix. Je ne veux pas aller skier, je ne veux pas porter ce magnifique petit dessus cintré turquoise qui irait si bien avec mes yeux. Je ne veux pas aller danser sur la plage, je ne veux pas faire un tour en voiture décapotable… On voudrait me faire jouer « à moi tout seul, bien des personnages ». Et pour quoi, pour finir dans un « Mariage Poids moyen », « Veuve de Papier » ou prostituée dans un « Hôtel New Hampshire » ? Personne ne pense donc à la planète, à notre terre qui s’étiole, s’effrite, se désagrège sous notre stupidité. Non, je ne veux plus voir ça. Heureusement, elle l’a compris. C’était ma « dernière nuit à Twisted River ».
Ce soir, on joue à l’euthanasie.
Après, qui sait, elle jouera peut-être au suicide ?
De toute façon, « je te retrouverai » mais de quel côté ? Dieu ou Diable ?

Marie taquin


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